Cassoulet Airport 2012


Édition 2012, on ne pouvait faire l'impasse. Le PA28 réservé voilà bientôt deux mois, pour être présent une fois de plus à cet éventement qui marque la fin de l'été, et qui nous procure une joie immense de retrouver des pilotes de toute la France. Aujourd'hui, la météo n'est pas du tout au rendez-vous ... et peu de pilotes pourront rejoindre Castelnaudary.

Côté avignonais, nous serons 7 pilotes. Dans le Mike Sierra (PA28), je serais accompagné par Laurent qui fera la branche aller, et Christian avec qui nous partageons de nombreux vols depuis 2009. Dans Echo Bravo (Cessna 182 SMA), Robert chef pilote, Jean-Pierre président de l'ACV, Gordon qui pilotera l'aller et Jean-Marie qui fera le retour.  Nous décollons dix heures moins dix, avec une météo couverte qui d'après les cartes TEMSi nous laissera deux options : dessus ou dessous.

Comme souvent dans ce cas de figure, c'est bouché entre 2000 et 4000 ft entre Nîmes et Béziers. Pas encore sorti de la CTR, Laurent poursuit la montée pour atteindre les 4500 ft QNH qui devrait nous faire passer On Top , si les prévisions météo sont correctes. Stable à 4500 ft, on se rend compte que c'est bien le cas. Nous voilà globalement au dessus de la couche, ce qui nous impose à deux reprises d'altérer le cap pour éviter du Cunimb.

On passe Montpellier qui nous impose le niveau 065, pour séparation avec de nombreux trafics IFR.Le reste du vol se pose sans problème, ni turbulence ou air agité. Passés la verticale de Carcassonne, on se met en descente sur Castelnaudary où Laurent coupera le moteur après une heure trente de vol.


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Vidéo prise entre Beaucaire et Castelnaudary



Après un "déjeuner très Sud Ouest de la France", comme on les aime, il est temps de repartir, la météo commence à se boucher ici. Un coup d’œil sur CAVOK HD, sur mon IPAD 3G,  nous donne  la confirmation de rentrer rapido, tout est confirmé par la TEMSI de 15h UTC. La branche retour, je vais la faire la plus directe possible, pour ne pas trainer.

Nous voilà installés dans nos machines respectives, les deux équipages avignonais sont fin prêts. Juste avant d'entamer le roulage, je constate sur ma droite un Cirrus qui a déjà mis mis en route mais quelque chose m'interpelle sur cette machine. "Nom de Zeus, le cache Pitot !". Sur la fréquence de l'AFIS de LFMW, j'informe à la machine parkée à coté de moi que son cache est toujours en place. Sur le coup, je pense que le pilote a du avoir un coup de chaud , surtout qu'il allait se mettre au roulage.

Bref, nous roulons maintenant pour le point d'arrêt de la piste 29. La biroute semble indiquer 20-25 kt bien axé. C'est vrai que ça souffle comme il faut. Rotation majorée à 65 kt, nous voilà dans le ciel du Lauragais.Avec plus de vingt nœuds sur nos trois quart arrière, c'est une Gs de 140 kt qu'affiche nos deux GNS 430. A deux milles pieds, ça bombarde comme il faut ... par la suite on montera à 4000 ft de façon à se protéger des rotors de la Montagne Noire. Désormais en air calme, on passe Béziers, Montpellier...

Travers Nîmes, mon GSM se met à sonner. Je réponds, et mon épouse qui est restée sur Avignon nous informe d'un ciel noir, d'un début d'averse mais surtout du tonnerre qui gronde de façon omni-présente. Nous sommes prévenus que l'arrivée risque d'être Meuh Meuh. Devis carburant, c'est bon on poursuit sur Avignon et le cas échéant on aura de quoi se dérouter sur Nîmes pour attendre que l'orage s'éloigne de notre terrain.

Entrée de CTR, la Tour nous confirme un vent tellement variable, que le QFU de la piste change sans cesse. Elle nous propose un report mi piste et au dernier moment, elle nous donnera le meilleur QFU. Le ciel est devenu noir sur le fond, dans l'avion, nous n'entendons pas le tonnerre gronder. Finalement, elle nous propose la piste 35. Le PFD de l'Avidyne me donne les derniers vents, et désormais en finale sur la piste 35, le vent annoncé par mon PFD est de 230° @ 10 kt. En courte, j'ai du mal à descendre avec cette composante arrière, faut vraiment insister sur les commandes, je m'aide du compensateur électrique et je finis par poser dans le premier tiers de piste. J'en informe à la radio le Cessna 182 qui  arrive à son tour aux abords du terrain.

La seconde machine pose à son tour, et c'est après une heure quinze de vol que je coupe le moteur ; nous savions que nous devions pas trainer à Castelnaudary, et l'arrivée à Avignon l'a confirmé. Une bonne heure plus tard, c'est une bonne averse qui traverse notre ville pour relaisser à nouveau un beau ciel bleu à la tombée de la nuit ....