Sortie à trois machines sur Lasbordes

Tout est parti d'une réservation sur Open Flyer que j'ai faite en début du mois. Dans la destination, je mentionne Toulouse Lasbordes car j'ai prévu de faire ce vol avec Jean-Marie, qui n'a jamais eu l'occasion d'y aller. Il faut reconnaitre qu'il y a des terrains comme ça, où chaque fois que nous prévoyons d'y aller, la météo en décide autrement. Jean Marie lui c'est Toulouse, moi c'est Bourg en Bresse. Et pourtant Dieu sait qu'avec Christian, on a décide moult fois d'aller manger des grenouilles en Bresse.

Cette semaine, je reçois un mail de mon instructeur qui cherche une destination de navigation pour ses deux élèves, et voyant que nous prévoyons Lasbordes, me propose de se joindre à notre sortie. Déjà, pouvoir partir en vol à deux avions, c'est pas souvent (même si dimanche dernier nous l'avions fait à Perpignan), mais ce matin, alors que les pilotes arrivent à l’aéroclub, un troisième équipage cherchant un terrain pour déjeuner le midi, se propose de venir avec nous sur Toulouse. Alors là, royal !!!

Dimanche 23 décembre, dix heures passées, les pilotes mettent en route leur machine. Le premier à s'élancer est l'équipage de Cessna 172, à son bord Patrice (FI) et ses deux élèves dont l'un fera la branche aller et l'autre la branche retour. Suivi quelques minutes derrière du Mooney, avec à son bord trois pilotes du club, et pour fermer la marche, notre Piper PA28 piloté à l'aller par Jean-Marie. Je propose à Jean-Marie de faire l'aller, ayant moi même été déjà à deux reprises sur Lasbordes (un atterrissage et un décollage), autant que se soit lui qui fasse l'arrivée sur ce terrain inconnu.

Nous voilà alignés piste 35, devant nous le Mooney décolle (voir vidéo). La navigation se veut des plus simples, se sera un TOUT DROIT. On sort nénamoins au point Whisky de la CTR d'Avignon, puis passons verticale Nîmes, puis au nord de Sommières,  travers Ganges et les gorges de l'Hérault. De notre position à 4800 ft, on distingue parfaitement la chaîne des Pyrénées, le littoral méditerranéen, la visibilité aujourd'hui est extraordinaire.  On laisse le Pic saint Loup sur notre gauche, ainsi que le lac de Clermont l'Hérault. On passe verticale Lacaune, puis au nord de la ville de Castres pour entrer au point Alpha Echo de Toulouse, peut après le survol de la ville de Lavaur.

En fréquence, le Mooney se pose déjà à Lasbordes, alors que nous venons de rattraper le Cessna 172 moins rapide que nous. Numéro 2, Jean-Marie atterrit à son tour (voir vidéo) suivi de prês par le Tango Novembre, le Cessna 172 de Patrice et ses élèves.



Maintenant que tous les équipages sont arrivés, il est l'heure d'aller déjeuner ...  le Courte Paille est à une dizaine de minutes à pied du terrain ...

 


Trace AIR NAV PRO - Voir sous GoogleEarth

Après le déjeuner, il est quinze heures, les huit avignonais regagnent leur machine sous un beau ciel bleu hivernal. L'équipage du Mooney met en route les premiers, l'un d'eux doit rentrer sur Avignon pas trop tard pour raison personnelle. Suivi de près par le Cessna 172 Tango Novembre. A bord de la machine, les deux élèves ont échangé leur place et leur FI respectif souhaitant les faire arriver avant la nuit aéro décide de ne pas trainer.


Le coucher de soleil est annoncé pour 17h06 sur LFMV, je propose à Jean-Marie de trainer un peu sur les installations de Lasbordes afin d'arriver de nuit sur Avignon. On passe donner le bonjour aux personnes présentes à l'aéroclub de Midi Pyrénées. Il est quinze heures trente passées, on peut mettre en route maintenant. Mes parents tout proche du terrain, nous attendent en bout de piste pour nous faire un p'tit coucou amical, faut dire que vingt ans plus tôt, c'est sur ce terrain que j'avais imaginé de passer mon PPL, mais les circonstances de ma vie en ont décidé autrement.

Bref, quinze heures cinquante, on roule pour le point d'arrêt d'arrêt de la piste 16. Beaucoup d'activités sur ce terrain, ça fait plaisir de voir tout ces mouvements de machine. Je termine le roulage, je suis numéro trois au décollage. J'appelle mes parents au GSM pour leur annoncer que nous serons la troisième machine à nous élancer. Désormais alignés et prêts, nous décollons. J'ai été prévenu de la position du comité d'accueil au sol, et en montée initiale, je vois des grands signes de bras au sol, ayé, j'ai repéré. Deux, trois battements d'ailes (voir vidéo) pour rendre les coucous, et nous voilà en montée à 3000 pieds.

Passés Delta Sierra, c'est une directe sur Castres, puis Sète pour terminer par un côtier au coucher du soleil. Nous passons Aigues Mortes et l'heure à la montre nous confirme que le soleil vient de passer sous l'horizon. On se retourne et effectivement, le soleil a disparu. La clarté du ciel nous donne des tons rosés et violacés sur la Camargue, c'est magique ! on décide de poursuivre sur Arles, puis histoire de varier l'arrivée, je décide de passer par la face sud des Alpilles, en longeant la CTR de Salons de Provence. On remonte sur Cavaillon, et puis pour finir en beauté, je demande à la tour un tour de ville pour profiter des illuminations de Noël dans le centre ville d'Avignon. Jean-Marie est scotché, je lui avoue que c'est pour l'inciter à passer sa qualif de nuit  :-))


Le vent est calme, nous sommes autorisés longue finale 17, nous sommes en nuit aéronautique depuis 10 minutes maintenant. La nuit est bien noire et le balisage de piste devant nous maintenant nous offre un dernier spectacle majestueux. Faut dire qu'après tout ce que nous avons pris dans les mirettes, cette finale balisée marque une fin de vol peu classique et toujours aussi envoutante. Désormais au parking club, je coupe le moteur après une vol de deux heures bloc à bloc.